un lundi calme… si calme
un de ces livres que je me suis farci à lire et dont désormais je me farcis moi-même tellement il m’a plu! je vous le conseille. Si vous voulez en savoir un peu plus lisez ce que j’en ai pensé:
Chaos Calme de Sandro Paladini
En nous attirant dans le Chaos Calme de Pietro Paladini, Sandro Veronesi nous entraîne sur la « pente du monde », un flottement de trois mois où les malentendus deviennent réalité, et les certitudes coïncidences. Trois mois pour faire le deuil de sa femme Lara décédée d’une rupture d’anévrisme. Trois mois pour découvrir que même un père ignore les secrets les plus profonds de sa fille Claudia. Trois mois pour prendre conscience que la vérité sort effectivement de la bouche des enfants. Trois mois condensés dans un roman total. Une épopée littéraire, magique et vibrante de sensations, « Cette érection m’a insufflé un nouvel équilibre. ». Un récit initiatique, poétique et vulnérable, « Tu ne dois pas craindre de rompre la bulle parce que la bulle est déjà rompue. ». Une leçon de vie, amoureuse et sanglante, « J’ouvre la bouche et je la remplis de sa chaire, je mets toutes mes dents en contact avec sa peau (…) J’enfonce mes dents (…) et je sens tout de suite le frisson qui parcourt sa chair. »
Trois, symbole omniprésent dans le récit de Sandro Veronesi, comme s’il signifiait que la vie ne pouvait en aucun cas être manichéenne. Installé au côté de Pietro Paladini, dans sa voiture, devant l’école de sa fille, le trio est formé ; l’histoire peut commencer. Nous assistons alors à un huit clos tragico-burlesque où défilent les doléances stéréotypées ou singulières. Nous y croisons des personnes lambda aux tocs et angoisses universels. A sa manière de les croquer, nous sentons que Sandro Veronesi ironise autant qu’il nous avertit : avec malice et ingénuité il nous fait comprendre que nous ne sommes que des épigones de ceux qui nous ont précédés. En nous plongeant dans le maelstrom des pérégrinations de Pietro, il fait naître une véritable réflexion sur le mal être contemporain et commun à tous. Il nous dresse le portrait d’une humanité solitaire hantée par les non-dits, les gossips, et le difficile rapport à l’autre. Son idée n’est pas de nous laisser choisir, mais de nous faire constater que la vie est vrai mystère.
Grâce à ce roman labyrinthique, d’un tragique ouatiné, il nous sort de notre immobilité pour nous faire parcourir un chemin sinueux, où chaque digression n’est qu’un détour vers notre propre histoire. Erotisme, croyances, amitiés, fraternité, fille, sœur, frère, ami, collègue, inconnu, rien ni personne n’est épargné. Les acteurs paraissent bien amochés et nous sommes enchantés et rassurés : rien est sûr et immuable. Tout n’est que palindrome.
P.S: et si jamais vous n’avez pas compris tous les termes employés, n’hésitez pas à me le dire!
P.S 2: et maintenant lisez le et j’attends vos retours…